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Comité technique départemental : 42 postes pour la rentrée 2022, insuffisant !

vendredi 11 février 2022

Pour le SNUipp-FSU, rien n’est fait pour garantir une école de la réussite de toutes et tous. Déjà, en temps ordinaire, les moyens ne sont pas à la hauteur des enjeux auxquels l’école doit répondre. Mais ils le sont encore moins pour amortir la crise aujourd’hui, et prévenir ses conséquences dans les années à venir.

Les besoins sont immenses : il faut remplacer les enseignant∙es et les personnels en arrêt, mais aussi diminuer les effectifs par classe afin de rattraper les élèves décrocheurs et compenser les acquis insuffisants liés au confinement et à la diminution des heures d’enseignement. La dotation pour la rentrée 2022 est loin du compte. Le SNUipp-FSU réclame un correctif budgétaire à la hauteur des besoins permettant aussi de recruter des titulaires et d’arrêter le recours aux contractuels. 

Moyens 1er degré : les chiffres de la DASEN

Il y a une baisse démographique générale, création de 1765 postes au niveau national, avec une priorité au 1er degré. 80 postes créés dans l’académie, 42 postes pour le département de la Gironde, pour 666 élèves de moins pour la rentrée 2022. Priorités ministérielles :
- poursuite des dédoublements en REP et REP+ (505 classes).
- allègement de 2 697 classes (plafonnement des effectifs) en GS/CP/CE1 à 24 dans les autres écoles.
- augmentation des décharges de direction pour les écoles à 6/7 et 12/13 classes (35 ETP).
- attention portée à la ruralité.

La DASEN propose 77 fermetures et 54 ouvertures de classe. Il reste 30 postes pour les CTSD de juin et septembre.

Enseignement spécialisé

2 créations d’ULIS (Bruges et Toulenne) : le SNUipp-FSU acte cette création mais dénonce les trop nombreux élèves avec une notification et qui restent sans affectation, faute de place (on parlerait de 1 000 élèves !). L’école inclusive est présentée comme une priorité mais les moyens ne sont pas à la hauteur.

Psychologues de l’Education Nationale : 1 seul poste créé, RASED : 0, c’est insuffisant !

Le SNUipp-FSU intervient pour demander la création de postes de Psychologues Education Nationale supplémentaires. A minima, ce sont 4 postes de psychologues EN nécessaires à créer de manière urgente pour faire face aux besoins immédiats (+30 % de dossiers MDPH). Il y a 4 circonscriptions où le nombre d’élèves par psyEN est élevé au regard de la taille de la circonscription et des difficultés sociales et culturelles. Il s’agit des circonscriptions de Sud Médoc / Lesparre, St Médard, Lormont et Talence. On assiste à une médicalisation de la difficulté scolaire par manque d’accompagnement des enseignant.es sur le terrain (manque de psyEN, manque de RASED…) Depuis 10 ans, 87 postes de RASED ont été supprimés. Où est la prise en compte de la crise sanitaire qui a durablement fragilisé les élèves les plus en difficulté ? Où est la prévention de la difficulté scolaire ? Par exemple, il faudrait 70 postes de psyEN supplémentaires pour rejoindre la moyenne européenne (800 élèves par psychologue scolaire) ! Le SNUipp-FSU demande un plan d’urgence pour l’enseignement spécialisé et la prise en charge de la difficulté scolaire.

Postes Emile : les équipes doivent être d’accord !

Ce sont des postes fléchés (séances à faire en anglais) uniquement si le poste est vacant, volonté d’identifier au moins 1 école par circonscription. Ce sont des postes profilés. Il y a un engagement des équipes, les enseignant.es engagées bénéficient de 12 jours de formation. Pour le SNUipp-FSU : l’implantation de ces postes ne se fait pas toujours avec l’accord des équipes concernées, il y a eu des injonctions d’IEN. Les organisations syndicales dénoncent le manque de transparence et demandent la publication de la liste de ces postes. La répartition pédagogique reste de la compétence du Conseil des maîtres.

Profilage des postes : premier recul sur les classes dédoublées

L’ensemble des organisations syndicales demandent l’abandon du profilage des postes, notamment en classes dédoublées. La DSDEN annonce que les collègues de l’école pourront rester sur le poste pour un an et pourront être titularisé sur le poste, après avis de l’IEN, sans passer par la commission d’entretien. Le SNUipp-FSU demande que cette information soit faite rapidement et que les collègues restent titulaires de leurs postes. L’IEN-A répond que les IEN sont au courant et informent les collègues, la Diper va également apporter cette information de manière individuelle. Les collègues, dont le poste est transformé, et qui passeraient l’entretien (en vu d’une participation au mouvement) et n’auraient pas d’avis très favorable : ils seront également affecté sur leur poste transformé en dédoublé à titre provisoire.

Des questions restent en suspens : un délai supplémentaire est-il prévu pour les collègues qui n’ont pas candidaté ? Le SNUipp-FSU acte cette première avancée mais continuent de dénoncer le profilage des postes dans notre département.

Ouvertures et fermetures de classe pour la rentrée 2022

Interventions du SNUipp-FSU : 34 dossiers d’école défendus Contactez-nous pour connaître la réponse de l’administration. La DASEN annonce l’annulation de 3 fermetures sur Lormont : écoles Camus et Pagnol élémentaires et à l’élémentaire Van Gogh Cenon Vote unanime contre des organisations syndicales : CTSD de repli le 1er mars, CDEN le 3 mars

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