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Direction : nous ne voulons pas de hiérarchie dans les écoles !

vendredi 1er octobre 2021

Malgré l’opposition massive de la profession, la loi Rilhac a été adoptée hier à l’Assemblée avec les voix de la majorité et de la droite. Celle-ci fait entrer les directeurs d’école dans la chaine hiérarchique sans leur donner aucun moyen supplémentaire pour exercer leur mission. Le texte doit maintenant être voté par le Sénat pour entrer en application.

Le SNUipp-FSU continuera de s’opposer à une logique managériale qui placera nos collègues dans des difficultés supplémentaires. Les directeurs et directrices n’ont pas besoin de travail et de responsabilités supplémentaires qui les éloignent de leurs collègues. Il nous faut collectivement des moyens et de la confiance pour pouvoir faire notre travail ! Ce bouleversement de l’organisation de nos écoles entre en résonance avec les annonces présidentielles sur les 50 écoles de Marseille et les conclusions du Grenelle faites par le ministre.

La question hiérarchique L’article 1 définit l’emploi de directeur. « Il bénéficie d’une délégation de compétences de l’autorité académique pour le bon fonctionnement de l’école qu’il dirige. Il dispose d’une autorité fonctionnelle permettant le bon fonctionnement de l’école et la réalisation des missions qui lui sont confiées ». Pour le SNUipp-FSU, cela se traduira par un contrôle plus étroit de l’IEN et plus de travail pour les directeurs.trices. La loi inclut les directeurs.trices dans la chaîne hiérarchique. Un directeur toujours sans moyens La formation du directeur n’est plus obligatoire ni inscrite dans le temps (une formation tous les 5 ans par exemple). La loi précise que tous les PE suivront une formation à l’emploi de directeur et il n’est plus mention d’une formation spécifique. Jusque là les décharges sont données en fonction du nombre de classes. Cela donne un droit. Ce n’est plus le cas. Dorénavant la décharge est donnée « en fonction du nombre de classes et des spécificités de l’école » ce qui redistribue les cartes. Cette nouvelle répartition laisse de la marge aux DASEN pour décharger différemment Pierre et Paul, la part donnée à Paul pouvant être prise à Pierre... « Lorsque la taille ou les spécificités de l’école le justifient, l’État et les communes ou leurs groupements peuvent, dans le cadre de leurs compétences respectives, mettre à la disposition des directeurs d’école les moyens permettant de garantir l’assistance administrative et matérielle de ces derniers ». En inscrivant au conditionnel l’Etat et les communes, on ne sait plus qui finalement est responsable de quoi. Gageons que l’Etat laissera faire les communes qui le voudront et qu’on aura au final de très fortes différences entre les écoles. Une loi qui ne répond pas aux demandes Il faut rappeler la consultation de 2019 organisée par le ministère de l’éducation nationale. Elle confirmait la position du SNUipp-FSU et montrait que seulement 11% des PE et directeurs demandaient un statut pour le directeur. Par contre 90% demandaient une revalorisation, une aide administrative et des décharges. Aucune de ces demandes n’est traitée. Seul le statut est modifié.

Voir l’article entier sur le site du café pédagogique http://www.cafepedagogique.net/lexp...

Article dans Sud-Ouest ici https://www.sudouest.fr/politique/e...

Une analyse des conséquences de cette Loi par Frédéric Grimaud, PE et chercheur : https://blogs.mediapart.fr/fredgrim...

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Un peu de travail pour la députée LREM !
PDF - 3.6 Mo
4 pages sur la direction d’école
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