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Réouverture des écoles en Gironde : le SNUipp-FSU fait le point et répond à vos questions

vendredi 15 mai 2020

Avec la reprise dans les conditions que l’on connaît, de nombreux obstacles surgissent chaque jour : respect du protocole sanitaire, accueil des élèves de publics prioritaires, personnels disponibles...

Dans tous les cas, il est important de travailler au maximum en collectif (conseil des maîtres), de ne pas laisser le ou la directrice se débrouiller seul·e, de ne pas faire cavalier seul·e et d’échanger avec ses collègues afin de connaître les points de vue de chacun·e et de trouver des points d’accord. Il n’est cependant pas exclu d’avoir des différents et donc de devoir prendre seul·e ses responsabilités.

Vous êtes nombreux.ses à nous faire part de vos questions, de votre colère et de vos inquiétudes (voir notre article témoignage ICI) : le sentiment qui domine est que c’est le terrain qui doit se débrouiller sans moyens supplémentaires !

Difficultés liées au respect du protocole sanitaire

Il n’y a pas assez de masques pour demain ! Il n’y a plus de gel hydroalcoolique alors que nous n’avons qu’un lavabo pour l’ensemble des élèves ! L’AESH n’a pas de protection suffisante pour s’occuper de son élève... Il y a Adèle-Sacha qui ne peut s’empêcher de toucher ses camarades pour leur parler...

QUE FAIRE ? Si les textes ne sont pas ou ne peuvent pas être appliqués, quelle qu’en soit la raison :

  • difficultés dans le respect des gestes barrières et la distanciation sociale
  • absence de formation (avec infirmière ou médecin scolaire)
  • manque ou insuffisance de masques pour PE et AESH
  • manque ou insuffisance de produits sanitaires : savon, gel, papier jetable et autres lingettes … de surprotections pour les AESH
  • brassage des élèves soit par manque d’effectifs ou à cause de locaux mal adaptés
  • ...

Avant d’entreprendre les démarches, récupérer les informations et échanger entre professionnels est fondamental. Certaines situations particulières méritent une réaction spécifique.

Une fois le manque, l’insuffisance ou encore la problématique constatée, il faut :

→ droit d’alerte, à titre individuel mais rien n’exclut que plusieurs collègues d’une même école rédigent un même courrier (voir modèle en PJ).

  1. remplir une fiche dans le RSST (registre santé sécurité et conditions de travail, une fiche par personnel) ou une fiche DGI (Danger Grave et Imminent) (voir en PJ)
  2. envoyer un mail au CHSCT (adresse : chsct33@ac-bordeaux.fr)
  3. envoyer un mail à l’autorité (IEN) et une copie au syndicat : snu33@snuipp.fr y joindre le protocole complété et signé (tableau de l’IEN ou du SNUipp-FSU par exemple http://33.snuipp.fr/spip.php?article3916)

Si l’alerte n’est pas suivie d’effet ou si la réponse est insatisfaisante : droit de retrait.

(pas de livraison - ne serait-ce prévue ! - de masques par exemple)

Contactez le SNUipp-FSU 33 et le CHSCT.

Il est toujours avantageux de réagir en équipe : signer les courriers au nom du conseil des maîtres et remplir individuellement chacun·e une fiche RSST mais en cas de désaccord avec l’équipe pédagogique il est possible d’alerter individuellement.

Pour les ATSEM des écoles maternelles et tou·tes les agent·es des écoles qui ont aussi des droits à faire respecter, contacter le SNUTer : snuter33@snuterfsuna.fr

Au cas par cas, le casse-tête du respect du protocole sanitaire

Quand il s’agit d’un problème avec un·e élève (enfant qui ne peut s’empêcher de toucher les autres par exemple), il est important de commencer par prendre contact avec la famille et de contacter les personnels du RASED si besoin, avant d’entreprendre les démarches auprès de l’administration et de la hiérarchie.

Situation particulière pour les élèves en situation de handicap En cas de problème lié à la scolarisation d’un élève en situation de handicap (problème dans le respect des gestes barrières, problèmes de distanciation, de manque sévère d’autonomie...) → avant d’entreprendre les démarches, il est important de prendre contact avec la famille, l’enseignant·e de la classe, le RASED, l’enseignant·e référent·e, l’AESH = toute personne susceptible d’accompagner les démarches. Si la scolarisation d’un enfant en situation de handicap est décidée, elle doit se faire en concertation avec les personnels concerné·es.

Situation particulière en cas d’accident Un enfant qui tombe et s’ouvre le genou, saigne du nez, deux élèves se battent... : qui et comment intervenir ? Pour le SNUipp-FSU, le caractère d’urgence d’une situation prend le pas sur le protocole sanitaire et les situations d’urgence doivent être bien entendues traitées. Une journée de formation aurait été nécessaire pour tous les personnels !

Droits des personnels

Garde d’enfants pour les enseignant.es La FAQ du MEN a été mise à jour. Les personnels qui, du fait de la fermeture des crèches et établissements scolaires, n’ont pas de solution de garde pour leurs enfants se voient proposer d’exercer leur fonction à distance. Si le travail à distance n’est pas possible compte tenu des fonctions exercées ou de circonstances particulières, ils peuvent solliciter une autorisation spéciale d’absence (ASA). Cette autorisation est accordée à raison d’un responsable légal par fratrie sous réserve de justifier de l’absence de solution de garde. Les parents qui ne souhaitent pas scolariser leur enfant alors même que la classe de ce dernier a ouvert sont regardés comme sans solution de garde dès lors que le retour à l’école se fait sur la base du volontariat. Les personnels enseignants sont prioritaires pour l’accueil de leurs enfants en crèche ainsi que dans les établissements scolaires. Voir modèle de courrier en PJ.

Situation particulière sur le cumul du travail en présentiel et en distanciel Le cumul n’est pas possible pour les enseignant·es en présentiel à temps complet. → réorganisation du travail en équipe, avec l’aide des CPC si besoin... → en cas de désaccord, contacter l’IEN

Accueil des élèves

Enfants de personnels prioritaires : le grand flou ! Le SNUipp-FSU s’adresse au DASEN pour demander des précisions et un cadrage départemental

En effet, après quelques jours de fonctionnement, un important problème se pose dans les écoles : la mise en place et le cadre de l’accueil des enfants de public prioritaire. D’après les remontées du terrain, les règles ne sont pas les mêmes d’une circonscription à l’autre.

L’accueil des enfants prioritaires est cité dans la FAQ du ministère et la circulaire du 4 mai.

Or cela ne dit plus grand chose sur cet accueil : Des groupes multi-niveaux peuvent être constitués pour scolariser des élèves prioritaires dont les cours n’ont pas repris et correspondant aux catégories suivantes : ◦ les élèves en situation de handicap ; ◦ les élèves décrocheurs ou en risque de décrochage ; ◦ les enfants des personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire et à la continuité de la vie de la Nation.  Dans la mesure du possible, il est également tenu compte des élèves relevant d’une même fratrie. 

L’accueil prioritaire mélange les personnels soignants, les élèves avec handicap, les décrocheurs. Il n’y a plus de référence à l’obligation d’accueillir les enfants de personnel prioritaire. Il n’est plus précisé que c’est un accueil est réservé aux parents prioritaires dépourvus de moyens de garde.  Les horaires d’accueil ne sont plus précisés non plus. (auparavant l’accueil devait être proposé de 8h à 18h)

Avant la mise à jour de la FAQ le 12 mai, le texte était déjà source d’interprétations. « dépourvus de moyens de garde » pouvait vouloir dire que si le second parents n’était pas personnel prioritaire alors il pouvait garder l’enfant, donc pas d’accueil. Par contre le texte du ministère de la santé disait que l’accueil était obligatoire et sans condition dès lors qu’un des 2 parents était personnel soignant ou associé.

Voici également des questions très concrètes que nous avons fait remonter au DASEN.

Familles prioritaires : 1 ou les 2 parents prioritaires ? Il semblerait que toutes les circos ne fassent pas la même chose et donc des familles dont un seul parent est prioritaire ne sont pas accueillies et sont en colère. Jusqu’à maintenant on faisait un groupe à part pour ne pas brasser dans les classes. Mais si le nombre augmente il semblerait qu on puisse les mettre dans les groupes classes. Donc le non brassage n est plus respecté alors qu’on a tout organisé pour ne pas brasser.

Nous publierons les réponses de la DSDEN dans notre compte-rendu de la CAPD du 19 mai.

Accueil des élèves à partir du 25 mai

Vous êtes nombreux.ses à nous faire part de vos inquiétudes sur les capacités d’accueil des élèvesà partir du 25 mai. Certaines écoles ont d’ores et déjà fait le choix de repousser l’accueil des PS (et MS) à juin (voire septembre comme envisagé par certaines communes). Pour le SNUipp-FSU, c’est à l’équipe pédagogique, en relation avec la municipalité et les familles, de prendre les décisions qui s’imposent. Organiser un conseil d’école, contacter le CHSCT, alerter l’IEN... toute décision doit être le fruit d’une décision collective et partagée.

Textes de référence :

Lire en pièce jointe les paragraphes dans les textes de référence

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