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Carte scolaire : le SNUipp-FSU demande plus de postes pour la rentrée 2020 !

vendredi 17 avril 2020

Suite au CDEN qui s’est réuni Mercredi 15 Mai, vous trouverez ci dessous les mesures actées.

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Le contexte : on manque de postes sur le terrain pour une école de qualité !

La Gironde connait une augmentation du nombre d’élèves chaque année. Le taux d’encadrement est l’un des plus faibles de France : on le constate dans nos classes, trop souvent surchargées et ne pouvant garantir des conditions d’enseignements optimales. A cette problématique des effectifs s’ajoutent plusieurs difficultés que le SNUipp-FSU dénonce régulièrement : le manque de postes de RASED pour permettre une prise en charge satisfaisante de la difficulté scolaire, le manque de postes pour réaliser une inclusion de qualité, la baisse constante de la scolarisation des TPS, le manque de remplaçants, le manque de moyens placés sur les décharges de direction...

Les demandes du SNUipp-FSU

  • Report du CTSD : au vu de la situation sanitaire exceptionnelle et de la fermetures des écoles, les élu.es du SNUipp-FSU avaient demandé à reporter les opérations de carte scolaire : pas de possibilité d’organiser les audiences collectives, difficultés à contacter les écoles touchées par des fermetures, manque de visibilité sur les inscriptions...
  • Annulation des fermetures de classes en milieu rural Suite à notre demande, le DASEN annule 11 fermetures de classe. Insuffisant, selon le SNUipp-FSU : le ministère s’étant engagé à les annuler toutes en donnant aux départements une dotation exceptionnelles. La Gironde aurait pu récupérer une dizaine de postes supplémentaires et annuler ainsi des fermetures de classe pour une dizaine d’écoles de notre département.

Le SNUipp-FSU défend les dossiers d’une cinquantaine d’écoles !

Malgré un contexte de préparation difficile, les élus du SNUipp-FSU ont travaillé d’arrache-pied pour contacter les écoles ayant des fermetures ou n’ayant pas d’ouverture de classe malgré des effectifs élevés : enquête mail, appel téléphonique... nous avons préparé et défendu lors de ce CTSD (qui a duré 5h) le dossier de toutes les écoles qui nous avaient sollicité (90% des écoles présentées en CTSD ont été défendues par les élu.es du SNUipp-FSU).

Le DASEN écoute mais repousse la plupart des décisions à Juillet

De nombreuses écoles défendues présentaient les taux d’encadrement pour ouvrir une classe (ou ne pas fermer), mais le DASEN a refusé pour la plupart de se prononcer, fournissant le prétexte de vouloir « consolider les chiffres ». Ce manque de confiance envers les élus du personnel et les équipes des écoles nous met en colère : dans beaucoup de situations, les élèves déjà scolarisés !

Les élus du SNUipp-FSU dénoncent :

  • le manque de préparation de ce CTSD dû certes au contexte exceptionnel mais qui aurait pû être compensé si le DASEN avait accepté notre demande de report.
  • le manque de moyens qui force l’administration à être prudente et donc à attendre le dernier moment pour ouvrir des classes là où les effectifs explosent
  • le report des décisions au mois de juillet et d’août alors qu’aucun CTSD n’est prévu pour cela et ne permettant pas aux élu.es de défendre les écoles et garantir l’équité des décisions prises. Il reste 29 postes pour les opérations de carte scolaire de fin d’année.

Classes de Grande Section allégées à 24 : par manque de poste, ce ne sera pas pour toutes les écoles !

C’était la priorité du département, pourtant, faute de postes suffisant, de nombreuses écoles ne verront pas cette mesure s’appliquer à le rentrée 2020. Avec des taux d’encadrement encore trop élevés, les écoles maternelle de Gironde, ne bénéficiant pas d’une ouverture de classe ne pourront pas limiter le nombre d’élèves de GS à 24 (mesure annoncée par le Président Macron) sous peine de voir les classes de PS et MS accueillir jusqu’à 30 (voire plus) élèves !

Quand aux GS dédoublées en éducation prioritaire, cette mesure ne concernera que 11 écoles du département.

ASH : les oubliés de la carte scolaire

Le SNUipp-FSU a fait une longue intervention pour défendre l’enseignement spécialisé :

  • manque de places dans les ULIS : malgré des élèves en attente de place ou des ULIS surchargées, aucun dispositif n’est crée en Gironde pour le 1er degré ! Le DASEN répond qu’il n’y a pas de besoins identifiés pour le moment.
  • Aucune création de postes de RASED : alors que la prise en charge de la difficulté scolaire n’est pas satisfaisante dans notre département par manque d’enseignants spécialisés et de psychologue scolaire. Le DASEN estime que la situation de la Gironde est privilégiée en matière de postes RASED.
  • Suppression des servitudes éducation nationale pour les CMPP : ce seraient des centaines d’élèves bénéficiant actuellement d’une prise en charge qui seraient laissés sur le carreau suite à cette décision de l’ARS. Le SNUipp-FSU demande de surseoir à cette décision et de reverser les postes récupérés pour assurer le suivi de tous les élèves concernés. Le DASEN répond qu’il étudiera cette demande.
  • Moratoire d’un an contre le démantèlement de l’EREA d’Eysines. Refus du DASEN qui maintient sa version : tous les acteurs ont été consultés. Le SNUipp-FSU demande que les frais de déplacement des personnels itinérants soient revus afin de permettre aux personnels de se déplacer en fonction des besoins des écoles et pas sur leurs deniers personnels ! Le SNUipp-FSU a fait une proposition de meilleure répartition de l’enveloppe académique entre les circonscriptions. Le SNUipp-FSU demande que les frais de déplacement de la période de confinement permettent d’abonder l’enveloppe de fin d’année scolaire

Le second degré sacrifié !

Enfin, n’oublions pas que si malgré un contexte difficile, les écoles de Gironde bénéficient d’une dotation de poste positive (+106 postes), c’est au détriment des autres département de l’académie (qui voient leur nombre de postes baisser) et surtout de la situation dramatique des collèges et lycées : des suppressions de postes (sauf en collège : une vingtaine de postes créés) alors que le nombre d’élèves augmente ( 1 269 élèves supplémentaires) à la rentrée 2020 ! Moins de postes, des classes toujours plus chargées, des fermetures d’ateliers et de classe en SEGPA, réforme du lycée...

Le service public d’éducation mérite une politique nationale ambitieuse : plus de postes pour une école de la réussite de tous les élèves et de meilleures conditions d’enseignement et de travail !

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