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Se mobiliser pour les familles sans abri

mardi 12 novembre 2019

Communiqué des familles :

Nous sommes des familles de nombreuses nationalités, soudanaises, géorgiennes, syriennes, albanaises et beaucoup d’autres. Nous sommes demandeurs d’asile ou réfugiés. Nous sommes venus chercher refuge en France parce que nous ne pouvions plus vivre dans notre pays, à cause de la guerre, ou de la misère, parce que nous et nos enfants étions en grave danger. Nos enfants sont scolarisés ou en cours de scolarisation dans les écoles françaises, nous souhaitons nous intégrer. Mais nous n’avons pas de logement. Nous vivons dehors, ou sous des tentes ou dans des maisons abandonnées en mauvais état ou expulsables dans les prochains jours. C’est une situation très difficile surtout avec les intempéries et l’hiver qui arrive. Nous ne pouvons pas rester sans logis.

Nous avons trouvé une maison que nous occupons tranquillement et que nous allons entretenir avec le soutien des associations qui nous accompagnent. Nous voulons rester dans cette maison, et enfin vivre dignement dans votre pays. Comme nous en avons le droit. Il faut nous le permettre et nous y aider.

Les familles de la zone libre.

Communiqué du collectif de soutien aux expulsés :

Combien de personnes dorment aujourd’hui à la rue dans la Métropole Bordelaise ?

Alors que l’hiver arrive, combien de personnes vivent dans des conditions très difficiles et indignes, combien de personnes subissent déjà les premières intempéries sans avoir un toit pour s’abriter ?

S’il est quasiment impossible d’avoir le nombre exact, nous savons qu’elles sont plusieurs centaines, voire plusieurs milliers.

Est-ce encore acceptable en 2019 ?

Est-ce moralement admissible alors que nombreux logements et bâtiments sont vides et pourraient aisément accueillir tous les sans-logis de l’agglomération, non seulement pour une solution d’urgence mais aussi de façon pérenne ?

En raison de la défaillance des pouvoirs publics, des hommes et des femmes se saisissent de cette question, prennent des décisions et agissent.

Ainsi, depuis quelques jours, des familles ont pris possession de logements vacants d’une ancienne RPA appartenant à Mesolia sur la commune de Cenon , et bien que de nombreuses familles seront logées plus dignement ici, nous savons que bien d’autres dormiront encore sous tentes, dans leurs voitures dans les prochains jours.

Nous, citoyennes et citoyens, collectifs et associations œuvrant à la hauteur de nos moyens, aux côtés des plus fragiles, ou tout simplement sensibles aux conditions d’accueil, soutenons cette action de réquisition au profit des sans logis, et affirmons clairement que cette occupation est légitime quand les institutions sont absentes .

C’est donc fort de cette légitimité que nous nous engagerons autant qu’il nous est possible dans l’accompagnement de ces familles, en les soutenant et les aidant par tous les moyens en notre possession à améliorer leur quotidien.

Nous sollicitons d’ores et déjà les collectivités publiques, et en premier lieu, la Ville et l’État pour qu’ils contribuent également au bon fonctionnement du lieu (à modifier selon la structure réelle) et à la dignité de ses habitants, que ce soit pour l’entretien des parties communes, le traitement des déchets, la prise en charge de la scolarité des enfants, des besoins vitaux comme l’eau et l’électricité,.....

Nous demandons aux pouvoirs publics compétents, État et collectivités territoriales agissant en synergie, d’appliquer le code de l’action sociale et des familles qui stipule que« toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale à accès à tout moment à un dispositif d’hébergement d’urgence »

Et tous les moyens doivent être mis en œuvre notamment la réquisition des bâtiments vides.

En conséquence, nous demandons instamment au propriétaire des lieux de ne pas faire appel à la force publique pour l’évacuation de ce lieu tant que ses occupants, dont certains ont un emploi et sont en attente d’un logement social, ne seront pas autonomes ou pris en charge par l’État comme la loi l’impose dans le cas, entre autres, pour les demandeurs d’asile.

Parce que personne ne peut dignement accepter que cette situation perdure, soyez à nos côtés.

Premiers signataires :

Collectif Bienvenue

RESF 33 - France insoumise Bordeaux métropole - Médecin du monde Gironde - DAL33 - Jaunes etc 33 - Union Locale CGT Bordeaux centre - Les Enfants de Coluche - Collectif pour l’égalité des droits - Collectif « Il est Encore Temps, » Bordeaux Gironde - AREVE - NPA - ASTI Bordeaux - LDH Gironde- Bègles - Ensemble ! Gironde - AIDES Bordeaux - FSU33 - ARTS (Accueil Réfugiés Talence Solidarité) - CGTéduc’action33

Philippe Poutou, Patrick Guerra, Béatrice Walylo, Éric Chevance, Fabienne Porré, Brigitte Benayoun, Cécilia Fonseca, Marianne Perdu, Laurent Prebende, Pierre Lespoux, Daniel Strugeon, Patrick Ruiz, Laure Dupuy, Catherine Meurant Jaworski, Raymond Blet, Annick Vernay, Patrick Mérian, Martine Dorronsoro, Christine Héraud, Pierrette Moreno, Philippe Arnaud, Thomas Albarran...

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