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Rentrée des SEGPA : la sérénité n’est pas là !

jeudi 17 octobre 2019

Effectifs, profils des élèves, inclusion... Si le DASEN se félicite d’avoir connu une rentrée « sereine » en Gironde, les collègues de SEGPA ne peuvent en dire de même... Avec les fermetures de divisions, les effectifs explosent (jusqu’à 18 par classe, au-delà de ce que préconise la circulaire de 2015) et certain.es élèves sont envoyé.es dans des structures éloignées de leur domicile. Résultat : les parents refusent l’affectation, et ces-dernier.es sont donc scolarisé.es en classe ordinaire... Inacceptable !

Au niveau des profils d’élèves qui rejoignent la SEGPA, là encore des interrogations émergent. Avec le démantèlement des établissements spécialisés, notamment des ITEP, ce sont de plus en plus d’élèves avec des troubles du comportement qui intègrent les classes, sans accompagnement particulier ni aménagement. Comment gérer ces problématiques particulières, a fortiori avec les effectifs actuels ?

Enfin, les injonctions concernant la passation du DNB pro et les inclusions mettent élèves et collègues en difficulté. Avec 12h d’atelier en 3ème et seulement 2h d’histoire/géo, comment faire pour boucle le programme ? En outre, comment imaginer de faire cohabiter adaptations et compétences du cycle 4 ?

Le SNUipp-FSU33 interviendra sur toutes ces problématiques en CTSD le 17 octobre prochain, afin d’alerter le DASEN sur la situation des SEGPA girondines.

Nous publions ci-après le billet de C., DACS de la SEGPA de Gujan-Mestras, concernant l’inclusion.

Mettre en place l’inclusion individuelle ou collective des élèves de SEGPA en classe ordinaire, une grande traversée en solitaire.

Comme dans la presse, les structures ULIS/SEGPA/EREA ont leur « marronnier » : LA NOTE DE SERVICE N°2 des inspecteurs de l’éducation Nationale Du service école inclusive 33.

L’inclusion des élèves de SEGPA, si elle n’est pas une stratégie pour réduire les moyens alloués aux enseignements adaptés, est une organisation pédagogique aux valeurs républicaines incontestables. Sa mise en œuvre est donc l’affaire de tous et ne peut se limiter à des injonctions en direction des équipes SEGPA et des chefs d’établissement.

Et pourtant, nous sommes bien seuls en Gironde !

La mise en place d’inclusions individuelles ou collectives vient s’ajouter au cahier des charges dans la construction des emplois du temps. Comme à l’impossible nul n’est tenu, nous pourrions nous demander pourquoi nos inspecteurs éclairés ne viennent pas finaliser les plannings avec les chefs d’établissement pour organiser les temps de co-enseignements autour des options de langues, de sport, de latin, des contraintes des salles spécialisées et installations sportives.

Nous pourrions aussi nous demander pourquoi il n’est jamais question du co-enseignement et d’inclusion des élèves de SEGPA aux entretiens de carrière menés par les IPR de disciplines. C’est un chapitre qui fâche, personne n’est vraiment à l’aise, il semblerait que cela ne soit pas aux programmes et missions des disciplines du collège, pas de note de service N°2 pour les enseignants d’EPS et d’ARTS PLASTIQUES !

Mais des inclusions il y en a ! Oui, essentiellement pour les élèves du dispositif ULIS et c’est déjà parfois compliqué de recevoir dans une classe jusqu’à deux AESH accompagnant des élèves en situation de handicap, on ne peut pas toujours pousser les murs !

Je pense que nous verrons revenir la note de service N°2 à la prochaine rentrée, qu’une fois de plus les directeurs de SEGPA se verront confier la mission de l’inclusion et se sentirons bien seuls et démunis……

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