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Loi blanquer : le décryptage du SNUipp-FSU

mercredi 13 mars 2019

La loi Blanquer : ça change quoi ?

  • Épisode.1 « Silence dans les rangs »

Les syndicats et le conseil d’État demandaient que l’article 1 de la loi « pour l’école de la confiance » soit retiré. Il a été maintenu. Il devait « évoluer » selon le ministre mais il a juste été rajouté un rappel à la loi de 1983 et une phrase sur le respect mutuel au sein de la communauté éducative. Les droits et devoirs des fonctionnaires sont définis par la loi de 1983, cet article n’apporte donc rien de nouveau. Symboliquement cependant, il sonne comme un rappel à l’ordre envers la profession et la hiérarchie pour imposer un devoir de réserve comme aux cadres du système éducatif. Lire l’analyse complète ici

Je signe ici la pétition sur la lberté d’expression des enseignant.es
- >https://liberte-expression.fsu.fr/]

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  • Épisode.2 Un cadeau pour le privé

L’abaissement de l’âge d’instruction obligatoire à 3 ans à la rentrée 2019, sous couvert d’égalité introduit l’obligation de financement des écoles maternelles privées sous contrat par les collectivités locales.

Lire l’analyse complète ici

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  • Épisode.3 Des usines des savoirs

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La réforme par la ruse : c’est par amendement que sont arrivés les établissements publics locaux d’enseignemenr des savoirs fondamentaux (EPLESF) dans le projet de loi Blanquer. Il s’agit d’une modification profonde de l’organisation scolaire par des regroupements collège et écoles d’un secteur, le tout sous l’autorité du chef d’établissement. Exit les directeurs d’école. Il n’y aurait plus qu’un « adjoint » en charge du premier degré. Lire l’analyse complète ici

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  • Épisode.4 Un système qui s’auto-évalue

L’article 9 met en place rentrée 2019 un nouveau Conseil d’évaluation de l’école (CEE) avec pour ambition d’évaluer l’efficacité du système scolaire français. Ce nouveau conseil desinstitutionnalise le CNESCO (Conseil national d’évaluation du système scolaire ) chargé d’une évaluation indépendante du système. Dans le nouveau conseil, la majorité des membres (10 sur 14) seront désignés par le ministre. En supprimant le CNESCO et en introduisant le CEE, le ministre vérouille l’indépendance indispensable à l’évaluation du système scolaire. Lire l’analyse complète ici

  • Épisode.5 Une formation initiale étriquée

. Les ESPÉ deviennent les INSPÉ. Derrière un changement de nom ce sont surtout les questions de contenus, de recrutement et d’organisation de la formation qui se trouvent ouvertes par le projet de loi de « l’école de la confiance ». Lire l’analyse complète ici

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Episode 6 Aux armes... etc

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Afficher les drapeaux français et européen, les paroles du refrain de « La Marseillaise » dans toutes les classes des écoles ? Une curieuse conception de l’éducation morale et civique.

Lire l’analyse complète ici

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  • Réforme territoriale : l’ordonnance est avancée

Revenant sur la fusion des quelque trente académies en treize rectorats de région, le ministre semble souhaiter conserver un recteur par académie. La répartition des attributions entre ceux-ci et les super-recteurs de région reste en revanche à définir. Pour ce-faire, blanc-seing lui est donné, il pourra procéder par ordonnances et donc faire à peu près ce qu’il veut. Il en ira de même pour pouvoir modifier la composition et les attributions des conseils académiques et départementaux de l’Éducation nationale, (CAEN et CDEN), consultés sur l’organisation du système éducatif dans les territoires (la carte scolaire notamment).

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  • Indispensable mobilisation de la communauté éducative

Ce projet de loi, initialement conçu pour acter l’obligation scolaire à 3 ans prend aujourd’hui une tout autre dimension. Pour le SNUipp-FSU, il dessine les contours d’évolutions structurantes à bien des égards très contestables. Il fait par ailleurs l’impasse sur le traitement des difficultés bien réelles de l’école, n’ouvrant pas le moindre horizon à une démocratisation de la réussite scolaire pour tous les élèves. C’est désormais aux sénateurs d’en débattre à partir de début avril et le syndicat entend bien les alerter sur les multiples dangers de cette loi. Quoi qu’il en soit, la mobilisation de l’ensemble des personnels et des partenaires de l’école est à l’ordre du jour du SNUipp et de la FSU. Ils s’adressent dès à présent à l’ensemble de la communauté éducative en ce sens pour en définir ensemble les modalités.

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