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Les représentants du SNUipp-FSU ont été reçus par le DASEN

mercredi 14 novembre 2018

À l’ordre du jour :

  • situation des enseignant⋅es d’élèves hautement perturbateurs,
  • direction, mouvement,
  • créations de postes,
  • collègues souffrant d’une longue maladie.

Ils seront reçus une seconde fois autour de la situation des conseillers pédagogiques et PEMF, des RASED, des anciens instituteurs exclus de la revalorisation, des promotions, des problèmes spécifiques aux circonscriptions…

Élèves hautement perturbateurs

Les problèmes posés par les élèves hautement perturbateurs sont en explosion. Les élus du SNUipp-FSU sont intervenus à de nombreuses reprises en CAPD sur cette question et en ont fait un de leurs axes principaux d’action au CHSCT. Cela a contribué à la création de la cellule départementale EBEP. La problématique de ces élèves est aujourd’hui mieux prise en compte en Gironde mais des progrès importants sont encore nécessaires car les possibilités de réponses restent trop limitées.

Cependant la situation des enseignant⋅es de ces élèves hautement perturbateurs est ignorée par leur hiérarchie. Il n’est pas acceptable que des collègues aillent travailler la peur au ventre, n’aient plus d’autre solution qu’un arrêt maladie, se sentent responsables de situations qu’ils⋅elles subissent, voient leur images professionnelle dégradée par un IEN qui, au lieu de les entendre, les stigmatise. Comment accepter que des collègues en souffrance soient abandonnés ? Comment accepter que leur hiérarchie ne leur propose que la perspective d’un arrêt maladie ou leur conseille la démission ?

Il y a urgence à agir. Les représentants du SNUipp-FSU demandent :
- que ces collègues soient réellement accompagné⋅es,
- que les IEN soient sensibilisé⋅es à cette problématique et formé⋅es.
- la création d’une Brigade d’enseignant⋅es spécialisé⋅es qui pourraient intervenir dans les classes mises à mal par un élève hautement perturbateur pour aider les collègues, prendre la mesure de la situation sur un temps suffisamment long, travailler ensemble sur des solutions…

Le DASEN réfléchit à une information aux IEN pour un accueil respectueux et un accompagnement réel de ces collègues mis à mal par ces élèves très perturbateurs, à une cellule départementale d’accompagnement. Il propose de travailler sur un protocole qui pourrait permettre, entre autres, la présence des conseillers pédagogiques sur une heure comme sur 3 jours dans les classes selon la situation.

Direction d’école

Les délégué⋅es du SNUipp-FSU ont participé activement au groupe de travail départemental sur la simplification des taches de direction. Leurs propositions ont été élaborées avec les collègues sur le terrain et ont été reprises par la DSDEN :

  • retour d’une formation continue,
  • un espace spécifique Direction d’école sur l’Intranet qui regroupent les textes réglementaires et les formulaires pour tous les thèmes principaux,
  • diminution des mails,
  • meilleures coordinations des services pour éviter la redondance des demandes,
  • limitation des enquêtes,
  • simplification gestion de AVS,
  • amélioration fonctions ONDE...

Cependant de nombreux problèmes subsistent, le SNUipp-FSU demande la poursuite du travail de la commission simplification des tâches de direction pour résoudre entre autres :

- demandes de la DSDEN ou des IEN qui sont toujours faites dans l’urgence, délais de réponse parfois très courts.
- la complexité de la gestion de la sécurité dans les écoles
- le manque de temps aggravé par l’augmentation des sollicitations et la disparition des emplois d’aide administrative
- l’accroissement des demandes (parfois injonctions) des collectivités locales
- les documents administratifs non adaptés : non modifiables, non mis à jour, avec informations absentes…
- l’avalanche de courriels qui doublent les courriels de la DSDEN dans certaines circonscriptions, qui malgré leur caractère personnel sont adressés à l’école comme les courriels GAIA…

Le DASEN convoquera le groupe de travail pour poursuivre le travail sur la simplification des tâches de direction et demande aux représentants du SNUipp-FSU de lui transmettre leurs propositions.

Convocations GAIA

Le SNUipp-FSU a été alerté par de nombreux collègues qui ont reçu leur première convocation GAIA au dernier moment, parfois moins d’une semaine avant la formation, d’autres le jour des vacances pour une formation le mercredi de la rentrée. Les directeur⋅trices ont même été relancé⋅es pendant les vacances pour transmettre urgemment ces convocations. Ces problèmes déjà pointés par le SNUipp-FSU n’ont toujours pas été résolus. La création d’un pôle formation départemental ne répond en rien aux difficultés de gestion des formations. Les enseignant⋅es ne sont pas d’astreinte le mercredi ou le soir, ils organisent librement leur vie sur ces temps. Or les convocations tardives les empêchent de concilier les contraintes de leur vie privée et les demandes de leur hiérarchie.

Le DASEN estime qu’une convocation transmise moins d’une semaine avant la formation est nulle et non avenue. Un point sera fait avec le pôle formation pour résoudre ce problème et assurer une communication respectueuse des collègues.

Expérimentations fusion de directions d’écoles

Lors de la réunion des directeurs et directrices de la circonscription de Bordeaux Sud, l’IEN a présenté son projet d’expérimentation autour de la direction d’école. Il souhaite que les écoles volontaires puissent fusionner leurs moyens de direction avec une seule directrice, ou directeur, bénéficiant d’un temps de décharge augmenté.

Pour le SNUipp-FSU, la présence d’une directrice ou d’un directeur dans chaque école est indispensable. Cette proximité avec le terrain, la connaissance des collègues, des élèves et des familles sont indispensables à une direction de qualité, humaine et au plus près de la réalité. De plus, fusionner les écoles pour augmenter le temps de décharge revient à donner plus de temps tout en augmentant la charge de travail. Cela ne répond en rien à la nécessaire augmentation du temps de décharge. Ces fusions se font toujours au bénéfice d’une direction attachée à l’école élémentaire au risque d’oublier les spécificités de la maternelle.

Le SNUipp-FSU demande qu’aucune fusion ne se fasse sans une adhésion unanime des équipes et que l’expérimentation permette de revenir en arrière si le bilan des fusions n’est pas positif.

Le DASEN confirme le caractère expérimental de cette démarche. Il réaffirme son attachement au consensus avant une fusion. Pour lui, il s’agit d’ouvrir le débat et non de contraindre. Il répond favorablement à l’idée du SNUipp-FSU d’une révision des décisions après bilan : le CTSD pourrait proposer des fusions transitoires de 2 ou 3 ans qui seraient ensuite évaluées avant d’être pérennisées.

Collègues en arrêt longue maladie ou longue durée

Les représentants du SNUipp-FSU alertent le DASEN sur la situation des collègues en arrêt long suite à des problèmes de santé qui parfois se retrouvent en demi-traitement plusieurs mois car la commission chargée de suivre leur situation ne s’est pas réunie ou a pris du retard. C’est inacceptable ! Le SNUipp-FSU demande que les moyens nécessaires soient débloqués.

Le DASEN est conscient des conséquences pour les collègues de ces difficultés d’organisation qui ne dépendent pas de la DSDEN. Le SNUipp-FSU interviendra prochainement pour permettre des améliorations.

Les postes en Gironde

Cette année, les dédoublements de classes vont se poursuivre pour les CE1 de REP. La dotation en postes de la Gironde n’est pas encore connue. Cependant le SNUipp-FSU s’inquiète des annonces nationales qui prévoient un nombre de créations de postes bien inférieur au nombre de classes dédoublées. Les postes manquants devront être pris ailleurs, mais où ? En Gironde, les Plus-de-Maîtres-Que-de-Classes ont été quasiment tous supprimés, les RASED sont largement en sous-effectif, le nombre de remplaçants insuffisant, les effectifs de classes plus élevés que la moyenne nationale tout particulièrement en maternelle. Quel sera le traitement des écoles orphelines ? Les locaux seront-ils suffisants ?

Le DASEN attend la dotation de postes pour le département avant de rendre ses arbitrages. Le dédoublement promis dans les écoles orphelines sera effectif pour les CE1 aussi. À ce jour, 5 écoles environ sont confrontées à un réel problème de locaux pour assurer le dédoublement des CE1, la question est travaillée avec les communes concernées.

Mouvement enseignant

Les élus CAPD du SNUipp-FSU ont relevé un nombre très important d’erreurs dans les différentes phases du mouvement 2018. Si elles ont toutes été ensuite corrigées par l’administration, cela a entraîné un report des résultats du mouvement et une communication embrouillée, parfois contradictoire, vers les collègues. Pour les élus SNUipp-FSU, ces erreurs sont engendrées par la multiplication des postes à profil et des priorités, le manque de concertation entre les services et le manque de personnel DRH pour traiter des dossiers aussi complexes.

Le SNUipp-FSU demande que les leçons soient tirées et des solutions recherchées. Il continue de s’opposer au profilage des postes, qui désorganise le mouvement et se fait toujours au détriment des collègues.

Les responsables DRH, présents à l’audience, établissent de nouveaux protocoles de travail pour faire le lien entre services et résoudre les problèmes de gestion du mouvement. Le DASEN reste quant à lui un fervent défenseur du profilage dont il ne perçoit pas les effets délétères.

Pour dédoubler les classes l’an dernier, le DASEN a suivi la demande des élus SNUipp-FSU de s’appuyer sur les collègues dans les écoles plutôt que sur le profilage. Cette année encore, les CE1 dédoublés seront prioritairement proposés aux collègues des écoles concernées. Le SNUipp-FSU rappelle que ces discussions concernent l’équipe entière, que les collègues ne peuvent se décider dans l’urgence et qu’ils doivent avoir été informés des conditions de leur engagement avant de se prononcer.

Évaluations nationales CP et CE1

Des écoles, ou des collègues seuls, ont décidé de reprendre la main sur les évaluations nationales CP et CE1 en début d’année. Le DASEN dénonce ce positionnement qui s’oppose aux obligations des fonctionnaires et, selon lui, fragilise les collègues.

Les représentants du SNUipp-FSU ont défendu ces collègues qui ont agi en professionnels, ont exercé leur regard critique sur des évaluations de piètre qualité qui ont mis à mal les élèves et ne servent aucun des objectifs affichés :
- mal conçues, trop difficiles et éloignées des programmes, truffées de pièges, ces évaluations ne permettent pas d’évaluer les acquis réels des élèves,
- en mettant en difficulté la majorité des élèves, elles ont abîmé la relation de confiance enseignant-élève et détérioré la confiance des élèves les plus fragiles,
- en commentant les mauvais résultats des élèves avant même la fin de la saisie des résultats (et donc sans les connaître !), le ministre a démontré que ces évaluations n’étaient qu’un prétexte pour dénigrer l’école et imposer des réformes injustifiées.
- avec de nombreux exercices sans lien avec les programmes, ces évaluations ne reposent sur aucun travail sérieux d’élaboration.
- les temps de passation extrêmement longs ne sont pas compatibles avec le temps d’attention des élèves de cet âge et rognent le temps d’enseignement en classe
- la remontée des seuls résultats bafoue l’expertise des enseignants relative à l’analyse des erreurs des élèves tout en leur imposant un temps de saisie démesuré sur leur temps personnel.

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