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Carte scolaire : Le mépris...

mardi 20 février 2018

Une carte scolaire au rabais, des profilages arbitraires insupportables, nos droits qui se réduisent pour faire bonne figure, et des contractuels pour masquer les manquements...

Le 27 février, lors du comité technique, nous invitons tous ceux qui le veulent à se rassembler devant la DSDEN pour dire leur ras le bol de cette gestion « Ressource Humaines » qui n’a d’humain que le nom. Dans le cadre de l’Alerte Sociale du SNUipp-FSU, un préavis de gréve est déposé en ce sens.

Faire moins avec moins...

Avec une dotation de 112 postes, la Gironde va subir une rentrée difficile. Pourtant la DSDEN explique à qui veut l’entendre que tout va pour le mieux, et que cette dotation suffira amplement à pourvoir les postes de CP dédoublés, mais également à baisser les taux d’encadrement dans tous les segments (Éducation Prioritaire, Rural et « ordinaire »). À quel prix ?

Pour trouver les postes en CP dédoublé, le ministère n’y est pas allé par quatre chemins : adieu aux Plus de Maîtres que de Classe. En Gironde, tous les postes sont donc fermés, et ne subsisteront que quelques maîtres surnuméraires, implantés sur proposition de l’IEN (il ne manquerait plus qu’on demande leur avis aux équipes).

Autre point, si les taux baissent de manière globale, trop d’écoles sont encore pleines comme des œufs, et certaines vont subir des fermetures de classe, y compris en REP, alors que leur effectifs sont loin d’être en chute.

Mais ce n’est pas tout, car ce que la DSDEN ne dit pas, c’est qu’il n’y aura pas de remplaçants supplémentaires, qu’il n’y aura pas d’enseignants spécialisés supplémentaires, que les enseignants référents et les RASED devront gérer un nombre incalculable d’élèves, alors qu’ils ne s’en sortent déjà plus. Ce que la DSDEN ne dit pas non plus, c’est l’abandon des ambitions pour les moins de trois ans : là où ils auraient pu être accueillis dans des conditions décentes, on ferme ! Les propos récents du ministère ont montré le peu d’intérêt porté aux plus petits.

Les droits réduits pour cacher la misère.

Toujours grâce à un management moderne et bienveillant, les possibilités de travail à temps partiel se réduisent chaque année, obligeant des collègues à s’interdire certains postes (voilà qu’on ne pourrait plus enseigner en CP à temps partiel ?!) ou bien à voir leur vie se compliquer (fatigue croissante, organisation personnelle empêchée,…). Et que dire des autorisations d’absence de plus en plus compliquées à obtenir, comme si les personnes pouvaient choisir les dates de certains rendez-vous médicaux (essayez donc de fixer une date à votre convenance avec un neurologue tiens !) Autre attaque pour atténuer le manque de remplaçants, le SNUipp-FSU a dû intervenir à plusieurs reprises pour rappeler à des IEN, toujours zélés et tatillons, que les stages syndicaux étaient un droit, et que non, un syndicat ne convoquait pas des stagiaires.

Le profilage : le niveau zéro du management

La cerise sur le gâteau, c’est le profilage sauce Gironde. Où comment on entend nous faire croire que grâce à une sélection subtile des enseignants, la faiblesse des moyens serait compensée par une « adéquation parfaite entre le poste et le PE » dixit la DSDEN. Magnifique formule ...qui ne veut rien dire. Le problème c’est qu’on ne s’improvise pas DRH, et les IEN n’ont semble-t-il pas tous reçu de formation. Ici des PE parfaitement notés se voient interdire d’exercer en CP dédoublé dans leur école, sans motivation et en contradiction avec la proposition du conseil des maîtres, là des PE intéressés par le REP+ ressortent abasourdis par les questions posées lors de leur entretien, stigmatisant des communautés, ne retenant que les questions sociétales sans un mot pour le contenu des enseignements, et montrant encore une fois la méconnaissance des réalités par les personnels encadrant.

Tout cela se passe dans un contexte de casse ordonnée du service public, avec des propos et des projets insupportables pour les fonctionnaires. D’ores et déjà, y compris dans l’Éducation Nationale, le recours aux contractuel.les pour compenser des diminutions massives de postes est annoncé. Le service public n’est pas un coût, c’est un choix de société. Une société où chacun ne pense pas qu’à sa petite personne, mais essaie de construire du mieux pour tout le monde.

Pour défendre cette idée, nous appelons tous les enseignant.es à se mobiliser, et à être massivement en gréve le 22 mars, à l’appel d’une large intersyndicale. Ça suffit.

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