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CP dédoublés, Plus de Maîtres que de Classes : que cache ce grand flou ?
Assemblée générale mercredi 21 juin

lundi 19 juin 2017

Le SNUipp-FSU de la Gironde invite tous les enseignant-es concernés par le dédoublement des CP et la réorganisation des missions des PDMQDC à une assemblée générale le mercredi 21 juin à 13H à la DSDEN. Face à cette gestion qui isole, rassemblons-nous !

C’était une promesse de campagne du candidat Macron : dédoubler les CP et les CE1 en REP+ dès la rentrée. Cette réforme avance déjà à grand pas sans qu’aucun texte ne vienne la préciser.

Exemple de ce que pourrait être la nouvelle politique éducative entre flou, enfumage, autonomie, absence de cadrage national : et si les enseignant-es et les élèves en étaient les premières victimes ?

CP à 12 en Gironde

Interpellé par les élu-es du SNUipp-FSU en CAPD le 30 mai, le DASEN présentait les premières lignes de l’organisation prévue en Gironde. Les missions des maitres surnuméraires dans les écoles en REP+ seraient modifiées pour prioriser le travail en CP par dédoublement des classes mais aussi en conservant des possibilités de co-intervention. Il affichait sa volonté de faire évoluer les situations actuelles des écoles concernées sans mesure brutale et donc sans fermeture/ouverture de postes. Le dédoublement total des CP ne concerneraient que quelques écoles.

Sur le terrain 2 semaines plus tard, la réalité est bien différente. De l’autonomie laissée aux DASEN dans chaque département découle une autonomie des IEN. Ainsi la situation diffère d’une circonscription à l’autre.

A Lormont, qui compte 2 REP +, il y a 10 jours une seule école devait voir ses CP dédoublés. Aujourd’hui toutes les écoles sont concernées. La mise en place de ce dispositif s’est faite école par école sans concertation élargie, les collègues se retrouvant en tête à tête avec leur IEN sans avoir aucune d’idée de ce qui était prévu dans les écoles voisines. Les conséquences sont immédiates pour les enseignant-es comme pour les élèves : les effectifs augmentent dans les autres classes car aucun moyen d’enseignement supplémentaire n’est dégagé, l’IEN impose le CP à des collègues précis, les répartitions prévues par les conseils des maîtres sont ignorées, les enseignant-es de CP et PDMQDC reçoivent des feuilles de routes imposant les méthodes d’apprentissages et les outils, les PDMQDC sont affectés d’office sur des classes de CP bien loin de leur mission originelle.

Le REP+ de Bordeaux Blanqui connaitra lui une organisation différente puisqu’une seule école est à l’heure actuelle concernées par les CP dédoublés. Cependant les conséquences y sont aussi négatives : glissement des missions des PMQDC vers les CP et CE1, retrait des PMQDC de maternelle, injonctions de l’IEN sur les organisations et les modalités de travail.

Hors REP+, alors que les écoles pensaient ne pas être concernées, les IEN ont pris contact avec les directeur-trices individuellement pour réorganiser les missions des PDMQCD, certains laissant le libre choix de dédoubler les CP ou non, d’autres comme à Pessac imposant ces CP à 12.

A ce jour, la situation en Gironde n’est toujours ni clarifiée ni unifiée laissant les PDMQDC et les enseignant-es des écoles concerné-es dans l’incertitude ou dans la colère. Dans d’autres départements d’autres gestions ont été choisies par les DASEN mais sans meilleurs résultats.

Cette nouvelle façon de mener les réformes est revendiquée par M. Blanquer, notre nouveau ministre. Dans sa première interview au Monde il annonçait : « Je ne donnerai pas dans l’injonction. Je serai un ministre qui pousse aux solutions de terrain. » . Nous voyons bien qu’il s’agit d’une illusion. Cette absence de cadrage national précis conduit à des injonctions locales qui dépendent des DASEN et des IEN et non des spécificités du terrain. La conséquence directe est l’éclatement des organisations, la solitude des équipes confrontées à des situations qu’elles perçoivent comme individuelles. La modification du décret sur les rythmes va dans le même sens : déléguer la discussion et la négociation au niveau le plus individuel et priver les enseignant-es d’une cadre collectif protecteur.

Pour le SNUipp-FSU, la réponse ne peut être que collective. Chaque fois que cela sera nécessaire, le SNUipp-FSU s’opposera à des mesures de régression pour l’école. C’est la raison pour laquelle il s’oppose à la suppression des « Plus de maîtres que de classes » par le ministère sans aucune concertation ni évaluation de ce dispositif dont les premiers retours sur le terrain montrent la pertinence dans la lutte contre les inégalités.

Le SNUipp-FSU de la Gironde invite tous les enseignants concernés par le dédoublement des CP et la réorganisation des missions des PDMQDC à une assemblée générale le mercredi 21 juin à 13H à la DSDEN de Bordeaux. Face à cette gestion qui isole, rassemblons-nous.
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