Retour accueil

Vous êtes actuellement : SNUipp-FSU - Vie de la section 


fontsizeup fontsizedown impression envoyer l'article par mail envoyer par mail

Le 09 avril, nous serons en grève... - Encore ?

mercredi 25 mars 2015

Et oui, car ce gouvernement n’entend même plus sa propre majorité, continue à s’entêter dans une politique dirigée vers les plus riches, et s’apprête à fragiliser encore une fois de concert les services publics ET le droit du travail. Pas convaincu-es ? Voici quelques éléments pêle-mêle qui pourraient vous intéresser…

- Alors pourquoi ferait-on grève ?

1- Parce que nos salaires baissent !

- C’est vrai que notre salaire stagne, mais bon c’est la crise aussi...

Le point d’indice gelé ne signifie pas une stagnation du salaire, mais bien une baisse !

En premier lieu parce qu’il y a de l’inflation et puis car les prélèvements sur le brut augmentent (la pension civile notamment : de 7,85 % en 2010, elle augmentera jusqu’à 11,1 % en 2020)

Au final, le point d’indice perd « mécaniquement » de la valeur (- 13 % depuis 2000), avec la PC, c’est donc une baisse de 16 % net !

La FSU estime qu’un dégel du point, et l’octroi de 50 points à TOU-TES les fonctionnaires coûterait 15 milliards d’euros (soit 200€ nets mensuels)

- Ça fait beaucoup non ?

Ça dépend comment on regarde : quand on sait que la fraude fiscale est estimée entre 60 et 80 milliards, cette somme est finalement très raisonnable (et au service de tou-tes !)

Ça dépend aussi quand on sait que les entreprises vont bénéficier de 41 milliards pour le CICE et le pacte de responsabilité : cet argent le gouvernement l’a bien trouvé : d’autres choix sont donc possibles, l’argent est là, et la crise n’est pas pour tout le monde !

2- Pour demander un autre budget dans les services publics et l’EN en particulier

- Hollande avait promis des postes, et ils sont là non ?

Oui en partie : des stagiaires en formation, des contractuels, mais où sont les PE ? De plus la démographie augmentant, ces postes n’améliorent pas du tout les conditions de travail et d’enseignement. Mais là aussi d’autres choix sont possibles :

- 500 millions : 20 000 postes pour les écoles :

- alléger les effectifs des classes afin d’améliorer les conditions d’enseignement,

- développer le plus de maîtres que de classes dans toutes les zones défavorisées,

- reconstituer des RASED complets pour mieux combattre l’échec scolaire,

- mieux décharger les directeurs et directrices d’école,

- accueillir les élèves de maternelle et les moins de trois ans dans des conditions favorables

-90 millions : un remplacement à hauteur des besoins :

- pour remplacer les absences en dehors des pics de maladie il manque au moins 3 000 postes de remplaçant-es

- créer des brigades de remplacement pour que les enseignant-es partent en formation continue.

- oui mais tout cela coûte cher !

Pas tant que ça : 500 millions représentent moins de 1 % du budget de l’éducation !

3-Parce que le projet de loi Macron est délétère

- Quel rapport, la loi macron c’est le travail le dimanche non ?

Le Projet de Loi est tentaculaire, et les mesures les plus fortes sont loin de la seule question du dimanche. Mais commençons par ça : les gens seront donc « volontaires » pour travailler le dimanche, on imagine bien les précaires envoyer bouler leur patron pour ne pas travailler le dimanche. Rien que cette mauvaise foi devrait suffire à être contre ce projet.

Mais macron ne s’arrête pas là : le travail jusqu’à 23h59 sera désormais considéré comme du « travail en soirée », donc non rémunéré comme du travail de nuit…

Les Prud’hommes y sont remis en cause, comme les instances représentatives des personnels (délégué-es du personnel, CHS-CT, CE) : tous les lieux de défense des salarié-es sont attaqués. Il paraît que c’est pour aider les entreprises… Et bien d’autres choses (lire ici : http://blogs.mediapart.fr/blog/gera... )

Rajoutons en vrac les bus en roue libre, les contrats de gré à gré (peut être la mesure la plus vicieuse, qui abroge le droit du travail, ni plus ni moins) et vous avez une vague idée de ce que va être si cette loi si elle est promulguée.

- Ok, mais quel rapport avec les services publics ?

Aucun, juste que vous connaissez des salarié-es du privé, que vos parents d’élèves le sont, que cette loi va encore priver l’État, et donc l’école, de ressources légitimes. Cette grève est interprofessionnelle, public et privé réunis : c’est l’occasion de montrer que tou-tes ensemble, nous voulons une autre politique !

4- Parce que ça ne peut plus durer

- la grève ça ne sert à rien, on perd juste une journée de salaire !

Toutes les avancées sociales se sont gagnées dans la mobilisation, TOUTES. C’est le rapport de force qui rend possible les changements... Les grèves servent, quand elles sont suivies !

Quand à la journée de salaire, c’est vrai que c’est dur, mais demandez vous combien vous en avez perdu depuis 2010 et le gel du point d’indice...

Le 9 avril, en grève pour une autre politique !

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |

Tél : 05.56.31.26.63 | E-mail : snu33@snuipp.fr | Adresse : 44 cours Aristide Briand 33000 BORDEAUX