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Urgence éducation prioritaire : On lâche RIEN !

mardi 2 décembre 2014

500 personnes au Rectorat. La FSU et la CGT quittent le groupe de travail spécial Éducation Prioritaire après les déclarations du Recteur.

Mercredi 2 décembre, le Recteur a réuni le groupe de travail académique sur l’éducation prioritaire. Il a confirmé toutes nos craintes concernant son démantèlement. En effet, nous avons appris que non seulement, malgré un mois de luttes et de mobilisations avec les parents et les élu-es, il maintenait les sorties des neufs réseaux dans l’académie, mais que le seuil de 25 élèves par classe ne serait plus acquis ainsi que le dispositif « plus de maîtres que de classes » pour l’éducation prioritaire !

S’appuyant sur la parole de la Ministre au salon de l’Éducation, il mettra en place « une allocation progressive des moyens » dans les territoires en difficultés. C’est bien une période de dilution des moyens de l’éducation prioritaire et une politique du guichet qui s’ouvre.

Il maintient un classement des établissements d’après des critères que nous avons contestés (ZUS, nombre de boursier, CSP, retard à l’entrée en sixième) et il prétend imposer une répartition plus « équitable » en mettant en place un « contrat académique de réussite éducative », tant dans le premier que dans le second degré. Ce terme de « contrat » emprunté au privé est contraire aux missions et fonctionnement du service public.

Cette contractualisation est la porte ouverte à l’abandon de tous critères nationaux, à la négociation au cas par cas avec les chefs d’établissements et les DASEN. Ce contrat serait signé pour trois ans, et accentuerait la mainmise pédagogique de la hiérarchie sur les équipes. Pour ne pas « désespérer » les équipes, le régime indemnitaire serait maintenu pendant trois ans après la sortie du RRS. Le recteur ne connait pas l’enveloppe budgétaire pour 2015 : il ne peut donc pas dire combien de postes seront disponibles dans l’académie. Il attendra donc janvier pour annoncer le classement en éducation prioritaire des écoles primaires alors qu’il devait nous l’annoncer aujourd’hui.

Au vu de ces annonces, la FSU et la CGT éduc action ont quitté le groupe de travail alors que l’UNSA, le SGEN CFDT et FO sont restés.

Déjà, la semaine dernière, le Recteur avait tenté de calmer la mobilisation en s’adressant aux parents d’élèves. Il accusait les enseignant-es de noircir le tableau, garantissait aux secteurs « sortants » le maintien des moyens et présentait le Contrat Académique de Priorité Éducative. Ce courrier a suscité la colère plus qu’il n’a apaisé. La FSU a répondu (voir la lettre en pièce jointe)

La réponse de la FSU à la lettre de M le Recteur
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2014_11_Reponse FSU Courrier de M. le Recteur sur l’éducation prioritaire

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20141202manif

Aujourd’hui la grève a été appelée par la FSU et la CGT éduc’action. Les mobilisations ont été intenses dans plusieurs secteurs de l’académie avec des secteurs atteignant 90% de grévistes (Berthelot, Cadillac, ..) avec des écoles fermées et des parents d’élèves et des élu-es dans l’action. Les collègues de Fumel (Lot-et-Garonne) étaient également venu-es en nombre.

Un défilé a eu lieu dans les rue de Bordeaux aux cris de « Tous Ensemble ! », « Éducation Prioritaire en Colère ! », « On lâche RIEN ! ».

L’assemblée générale du matin, qui a réuni une centaine de collègues et des parents a fait état des mobilisations dans l’académie et dans plusieurs départements en France. Elle a acté de renforcer les comités de luttes dans chaque secteur, d’organiser une nuit des écoles /collèges dans les jours prochains, une nouvelle journée de mobilisation et de manifestation le jour du Comité technique Académique qui va acter les décisions du recteur le mercredi 10 décembre à 14 heures devant le rectorat de Bordeaux. Il est prévu une action école en berne dans le premier degré ce matin-là (drapeau noir et faire signer une pétition).

Nous allons peser pour un appel national à la grève en janvier 2015 pour donner la priorité à l’éducation. Une pétition sera largement diffusée pour exiger un collectif budgétaire afin de couvrir les besoins de l’éducation de la maternelle à l’université dans notre académie et au niveau national.

Les actions à venir :

- jusqu’au 10 décembre, nuit des écoles-collèges

- mercredi 10 décembre, jour du Comité Technique Académique (CTA) où le Recteur rendra sa copie au Ministère : le matin écoles en berne, l’après-midi rassemblement à 14H au Rectorat et le soir...

Le vendredi 17 décembre, jour du Comité Technique Ministériel spécial Éducation Prioritaire, la FSU nationale appelle à un rassemblement devant le Ministère.
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FSU

Le projet de nouvelle carte de l’Éducation prioritaire continue de susciter inquiétude et mécontentement. Enseignants et parents d’élèves avec le soutien des syndicats de la FSU sont actuellement mobilisés pour conserver ou obtenir les moyens alloués par le classement en REP.

Tous portent une même ambition : bénéficier du soutien de l’éducation nationale pour obtenir des conditions de travail et d’études permettant de faire reculer un échec scolaire assigné à résidence.

Or, si la réforme de l’Éducation prioritaire est nécessaire, le périmètre de la nouvelle carte reste insuffisant et ce d’autant que les besoins éducatifs se sont accrus avec la crise sociale. L’enveloppe limitée à 1 082 réseaux ne tient pas compte des besoins réels et ne permet pas de labelliser les écoles et les collèges dont la situation scolaire et sociale relève clairement de l’Éducation prioritaire. Les familles, qui vivent au sein de ces territoires défavorisés vivent le non classement en REP de l’école de leurs enfants comme un abandon.

Le ministère doit rectifier le tir. Toutes les situations difficiles doivent être réexaminées et bénéficier de classement REP ou REP +. Et y compris celles où des écoles ou lycées sont, à ce jour, « oubliés »... Seul le label « Éducation prioritaire » offre les garanties en matière de condition de scolarisation des élèves et d’exercice du métier des enseignants.

Cette instance nationale, demandée et obtenue par les syndicats de la FSU, doit permettre de corriger les injustices avérées : sorties injustifiées, demande d’entrée refusée, écoles primaires non prises en compte, situation des lycées...

Pour cela, la dotation pour l’Éducation prioritaire doit être abondée.

« Donner plus à tous ceux qui ont moins », l’objectif est plus que jamais d’actualité. Aucun élève ne doit rester sur le bord du chemin. La balle est dans le camp du ministère.

Pour se faire entendre, la FSU et ses syndicats nationaux appellent à un rassemblement le 17 décembre prochain, jour de la tenue d’un comité technique ministériel consacré au projet de carte de l’éducation prioritaire.

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