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Déclaration du SNUipp-FSU 33 au conseil de formation du 28 novembre 2013

samedi 30 novembre 2013

déception...

Il y aura de la déception dans cette intervention. Il y aura aussi de la colère. Il y aura de l’exaspération. La nôtre, nous qui sommes représentants des personnels. Celles des PES qui ont eu cette année une entrée dans le métier pire que les PES des années précédentes. Celles des PE qui ont vu leurs stages de formation continue annulés à la dernière minute. Celles de tous les PE qui n’ont plus accès à aucune formation de leur choix. Celles des PEMF qui n’ont pas le temps ni les moyens d’assurer leurs missions, notamment dans le cadre de la mise en place des ESPE. Celles des tuteurs. Et celles des contractuels admissibles qui ont dû, le 14 novembre dernier, appeler à un rassemblement, pour que Monsieur le Recteur accepte de répondre, de façon très insatisfaisante au demeurant, à leur courrier. Permettez-nous de rappeler que Monsieur le Recteur, ayant sous sa responsabilité et les moyens de l’Education Nationale et les Universités, et donc l’ESPE, était le destinataire idoine de ce courrier.

Vous allez nous exposer trois problèmes, qui ont tous la même solution.

Premier problème : Le 27 septembre dernier, du fait des dysfonctionnements multiples (Temps partiels non complétés, directeurs pas déchargés, problèmes d’affectations, manque de remplaçants...), 52 PES se sont retrouvés devant une classe, en pleine responsabilité, du jour au lendemain. 52 professeurs des écoles stagiaires qui ont dû stopper net leur formation pour aller occuper des classes et pallier le manque de personnels dans de nombreuses écoles. 52 nouveaux enseignants qui ont connu une entrée dans le métier pire que celle des enseignants débutants des années précédentes.

Deuxième problème : Alors que les stages dans les écoles de la Gironde (4 stages massés de 3 semaines) avaient été présentés aux étudiants comme intégrés dans leur formation à l’ESPE, et qu’à cette fin ils devaient travailler avec la classe de leur tuteur 3 stages sur 4, vous avez rompu ce contrat de formation et annoncé que désormais leurs stages auront pour objectif le remplacement des maîtres absents dans le département. Les étudiants ont appris leur affectation à peine une semaine avant le début du stage. Passons sur le fait que dans un certain nombre de cas, ce sont ces étudiants qui ont appris la nouvelle à leur tuteur. Passons aussi sur le fait que certains enseignants, notamment dans la circonscription de Bx-bègles, se sont vus imposés avec seulement deux jours d’anticipation un départ en stage qu’ils n’avaient pas demandé.La quasi-totalité des étudiants concernés se sont mobilisés pour défendre la qualité de leur formation. Ils ne pourront se satisfaire des réponses qui leur ont été données le 14 novembre.

Troisième problème : Vous avez supprimé un certain nombre de stages de formation continue dans une situation déjà dramatique. En effet avec 6345 journées de stage annoncées au dernier conseil de formation pour l’année 2013-2014, Il restait à peine assez pour les stages « institutionnels » (direction...). Rien pour répondre aux besoins exprimés par les enseignants. Nous étions au niveau le plus bas de ces dix dernières années. Et cela sans les dernières annulations.

La comparaison avec l’année 2003-2004 est assez éloquente. En 2003-2004, il y avait 16301 journées-stagiaires (soit à peu près 111 ETP). Aujourd’hui 6345 (43 ETP), avant les suppressions. 10 000 de moins. En 2003-2004, 8284 journées-stagaires étaient remplacées par les PE2 (soit 56 ETP, correspondant à 350 PE2), le reste par des titulaires mobiles.

Trois problèmes donc, et une solution. Vous avez répondu aux contractuels admissibles qu’ils devaient entendre qu’ils étaient dans le plafond d’emploi. Entendez que la solution est de réclamer et d’obtenir une augmentation du plafond d’emplois. Pour garantir à tous les arrivants dans le métier que leur premier contact avec le terrain soit présider par une logique de formation, et non pour colmater les trous de la pénurie de postes. Pour garantir à tous les enseignants leur droits à la formation continue.

Dans l’immédiat, nous demandons que les stages de formation continue annulés soient remis en place, avec un délais d’information aux collègues suffisant. Nous nous joignons aux demande des contractuels admissibles : vous annonciez lors du précédent PDF qu’ils pourraient éventuellement être amenés à effectuer des remplacements dans une autre classe que celle de leur tuteur en janvier/février. Nous considérons avec eux que cette éventualité a été consommé aujourd’hui, lors de leur deuxième stage. Nous demandons donc avec eux qu’ils puissent retourner chez un tuteur pour les troisième et quatrième stage, afin de refaire lien avec leur formation dans l’ESPE et de renouer avec une logique de formation. Nous réitérons nos demandes de protection pour les affectation des PES.

Pour l’année prochaine, nous demandons que les lauréats du concours 2014 anticipé aient à minima les mêmes conditions d’entrée dans le métier que les PES antérieurs. Nous demandons des dispositifs de formations continuées pour les PES et les débuts de carrière titulaires. Nous nous ne satisfaisons pas du mi-temps en responsabilité envisagé par le ministère pour les futurs lauréats du concours 2014. Ce temps doit être réduit. Toujours est-il que nous ne pourrons accepter qu’ils soient utilisés comme moyen de remplacement au détriment de leur formation. Nous demandons le retour au droit à une formation continue, répondant aux besoins exprimés par les enseignants, et librement consentie par eux, avec comme perspective l’exercice du droit à une semaine de formation par an et par enseignant.

Ces exigences ont un coût, nous le savons, nous l’avons chiffré. C’est d’ailleurs entre autre pour cela que le SNUIpp-FSU fait des revendications budgétaires un élément de son appel à la grève du 5 décembre prochain. Mais, réforme après réforme, coup dur après coup dur, une évidence reste : enseigner est un métier qui s’apprend. Et l’école de la réussite de tous exige que l’on s’en donne les moyens.

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