Retour accueil

fontsizeup fontsizedown impression envoyer l'article par mail envoyer par mail

Roms : on parle d’hommes, de femmes, d’enfants

mardi 1er octobre 2013

une réalité et des propos inacceptables

Cet été, trois squats bordelais ont été démantelés et des dizaines de familles se sont retrouvées sans solution de logement. Elles ont rejoint d’autres squats, en ont ouvert de nouveaux, plus vétustes encore, dans des conditions encore plus précaires, sur des sites parfois dangereux.

A la rentrée, les enfants dont les scolarisations étaient déjà fragiles ne sont pas retournés à l’école. Il a fallu plusieurs semaines aux associations ( Réseau Education Sans Frontière, Médecins du Monde, Scolenfance), aux médiateurs, aux bénévoles, aux enseignants, pour retrouver la trace de ces enfants, recommencer les démarches auprès des municipalités qui, souvent, freinent des quatre fers. Il a fallu inscrire dans des écoles qui sont bien démunies quand arrivent, quelques jours après la rentrée, des enfants qui nécessitent un accompagnement particulièr .

L’Education nationale a créé des postes pour accompagner l’intégration de ces enfants, mais les postes ne sont plus implantés là où sont les familles puisque les squats ont fermé. Les assistantes sociales de collège cherchent où sont passés leurs collégiens, Médecins du Monde cherche où sont passés les malades.

— -

Si les propos de Valls ont fait franchir un pas qualitatif au discours anti roms, ils permettent aussi d’occulter le gâchis social, humain, scolaire qu’entraine la fermeture des squats sans solution de relogement. Ce sont ceux qui démantèlent les squats qui dénonceront ensuite les conditions de vie déplorables, l’absentéisme scolaire des enfants, le nomadisme des roms.

L’utilisation de ce thème à des fins électorales est scandaleuse. Comment une population de 15 000 personnes au niveau national ( sur 60 millions d’habitants), de 500 personnes au niveau local ( sur 600 000 habitants) ne pourrait-elle pas être intégrée convenablement dans un pays comme la France ?

Fin 2013, la France ne pourra plus maintenir le régime restrictif d’accès à l’emploi qu’elle est un des derniers pays européens à appliquer. Les Bulgares et les Roumains pourront travailler en France dans les mêmes conditions que tous les européens. Ce ne sera une avancée que si nous sommes à même de démolir un à un les préjugés sur cette population. Ne laissons pas la question Roms à l’occasion des prochaines échéances électorales, cacher les bilans catastrophiques des uns, la vacuité des propositions des autres et la nocivité programmatique de certains.

Lire le communiqué de presse de la FSU

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |

Tél : 05.56.31.26.63 | E-mail : snu33@snuipp.fr | Adresse : 44 cours Aristide Briand 33000 BORDEAUX